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jeudi 11 juin 2015 - par webmaster

Cancer du sein : le pavé dans la mare

Radiologue en Lorraine et ayant participé pendant vingt ans au dépistage organisé du cancer du sein en Moselle, j’ai fini par me demander comment on arrivait à faire courir des foules entières, dans des villes entières, des pays entiers, avec un ruban rose accroché au revers d’un T-shirt, dans l’illusion d’une « cause », la lutte contre le cancer du sein.

Comment se fait-il que parallèlement à la débauche d’illuminations roses, de ventes de produits labellisés roses, de distribution de rubans, la mortalité par cancer du sein dans la population ne décroît pas et la quantité de cancers diagnostiqués par contre, explose ?

Deux préceptes de notre exercice médical sont le « primum non nocere », et l’autre « l’information claire, loyale, appropriée » (article 33 du code de santé publique). Un beau jour il ne m’est plus apparu que ces deux conditions étaient présentes.

Depuis le début du dépistage on avait adopté un dispositif technique, la mammographie, qui s’est avérée au fil du temps être un outil imparfait, incapable de donner un résultat binaire (positif ou négatif, cancer ou pas cancer). Petit à petit, nous avons dû adapter cet outil peu fiable à chaque femme dépistée, tenant compte de la nature très subjective de l’organe qu’est le sein, variable selon la femme, selon l’âge, selon les variations hormonales etc…

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Finalement nous effectuons maintenant du dépistage individualisé de façon imparfaite, en nous berçant dans l’illusion de faire du dépistage de masse par un moyen inadapté à cela, et sans délivrer aux femmes l’information des effets pervers du dépistage par mammographie, au mépris de l’information médicale à laquelle nous sommes pourtant tenus.

Ces effets délétères ont émergé depuis plus de vingt ans, mis en exergue par des chercheurs indépendants, des lanceurs d’alerte grâce à des études rigoureuses, auditées, effectuées selon des normes réduisant au maximum les biais. Ces controverses sont pourtant très peu connues du grand public, alors qu’elles pointent deux principaux effets néfastes du dépistage : les fausses alertes et le surdiagnostic, qui entraînent des conséquences graves sur la santé des femmes et leur qualité de vie, susceptibles même de dépasser le bénéfice escompté du dépistage par mammographie.
(vous trouverez des références bibliographiques sur le site en lien plus bas, ainsi que dans la rubrique "Dépister les cancers ?" sur le site du Formindep)

De là j’ai communiqué mes doutes lors d’une interview accordée à notre journal régional, le Républicain Lorrain, parlant de la partialité de l’information et des effets négatifs du dépistage si peu relayés.


La virulence de la réponse des responsables locaux du dépistage me fait penser que la controverse est au-delà du débat médical, et que la contestation dérange vraisemblablement des intérêts autres que seuls ceux de la santé et du bien-être des femmes.
« Irresponsable », « cruelle et orgueilleuse de malmener les femmes en semant la confusion dans leur esprit », voilà ce qui m’a été reproché. Pourtant il me semble que l’orgueil et la cruauté résident dans le fait de priver les femmes d’information, et de considérer que de mettre le savoir dans leur esprit les entraîne dans le désarroi, comme si elles n’étaient que de pauvres petits êtres infantiles qu’il faut conduire sur le droit chemin.

La vision paternaliste de certains médecins enferme les femmes dans ces stéréotypes malsains, les réduisant à de petites acheteuses-coureuses après une « cause », qui court aussi de l’avant et se porte très bien. Les promoteurs de cette « cause » sont les mêmes personnes qui informent unilatéralement, au mépris de la notion de conflit d’intérêt qui gangrène actuellement la campagne du dépistage du cancer du sein.

Pour cela nous avons construit, avec un groupe de confrères lucides et inquiets des dérives (généralistes et anatomo-pathologiste), un site d’information sur le dépistage du cancer du sein, avec une information qui se veut loyale, objective et complète, contenant des articles sur tous les aspects du dépistage, ainsi qu’une brochure d’information téléchargeable, accessible sur www.cancer-rose.fr.

Pour approfondir

- Le site

- L’article du Républicain Lorrain

- "Dépistage du cancer du sein : un bénéfice douteux" : article paru en octobre 2012 dans Que Chosir Santé

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  • samedi 29 août 2015 - par BARBOTIN Danielle Repondre

    Cancer du sein : le pavé dans la mare

    Vous n’avez pas le droit de dire que le nombre de cancers du sein diagnostiqués explose, c’est faux vous devez mieux vous documentez. Le nombre de cancers du sein a beaucoup évolué dans le temps. Jusqu’en 2000, la progression était importante, si bien que leur nombre a doublé entre 1980 et 2000. A partir de l’année 2000, la progression s’est ralentie, puis leur nombre a stagné pour enfin diminuer légèrement mais régulièrement depuis 2005. Ces chiffres sont facilement consultables sur le site de l’institut du cancer. Vous avez 10 ans de retard. Peut on faire confiance à un médecin qui n’a pas mis à jour ses connaissances depuis 10 ans ? Le dépistage est imparfait c’est vrai, mais avez vous mieux à proposer ? On sait que plus un cancer est petit, plus on a de chance de le guérir. Dans toutes les spécialités on cherche à dépister les cancers, pour le sein c’est possible et il faudrait s’en priver. Informez les femmes honnêtement et complètement mais ne décidez pas pour elles

    • jeudi 24 septembre 2015 - par guirette rené médecin Repondre

      Cancer du sein : le pavé dans la mare

      Comment expliquez-vous, selon vos dires, que le nombre de cancers mammaires a doublé entre 1980 et 2000 ?
      100% d’augmentation d’un cancer déjà très fréquent !!!
      Comme ça en 20 ans ??? du début du septennat de Mittérand à la fin du premier de Chirac survient une flambée incroyable de cancers du sein ??? Une augmentation de 100% des cancers du sein ??? Et bien madame c’est bizarre mais ça collerait pas avec la campagne de dépistage systématique et inutile de ce cancer ???

      Oui madame, vous êtes victimes d’une propagande dommageable pour les millions de femmes.
      Contre-vérité aussi, cette histoire que de prendre un cancer à temps, c’est une chance ; il est expliqué que beaucoup de cancers n’évolueront pas, ainsi que les lésions prises à tort pour des cancers et que beaucoup de femmes subiront des traitements pour rien. Beaucoup, beaucoup, beaucoup madame.
      Il s’agit de remettre en cause un dépistage qui ne repose sur aucune base statistique ni scientifique, qui n’a même pas diminué la mortalité par cancer du sein chez les femmes, malgré les milliards d’euro dépensés tous les ans, et qui "invente" des cancers, qui mutile des femme. Peut-être vous-même avez été victime de ce dépistage, puis "sauvé" par la médecine.
      Toutes mes patientes décédées de cancer du sein, sans exception madame, subissaient le dépistage, étaient suivies minutieusement tous les deux ans, voire plus.
      Le dépistage ne les a pas sauvé.
      Le dépistage systématique, faussement rassurant, est une vraie passoire pour les méchants cancers et ne dépiste peu ou prou que des tumeurs à évolution lente, guérissables, que les femmes auraient dépisté de toute façon à la palpation, sans qu’il y ait une perte de chance, et dépiste des " cancers inventés" dont il est question.
      De toute mes patientes qui refusent les mammographies une seule a déclaré une tumeur mammaire vers 70 ans, opérée il y plus de dix ans maintenant...
      Mais combien d’alertes inutiles, de femmes se croyant fichues, d’angoisse et de nuits blanches pour rien, de mutilations, de traitements atroces pour rien du tout. Voilà ce que vous défendez, madame, sans base statistique ni scientifique réelle que des références à des menteurs et des chiffres certes vrais dans l’absolu, mais dont il faut se méfier de leur interprétation.

      L’enfer est pavé de bonnes intentions, madame, c’est un drame où beaucoup comme vous sont sincères, veulent aider, croient bien faire. Mais derrière vous, de véritables ordures exploitent votre corps et votre candeur vous mutilent sans vergogne, pour du fric, médecins, firmes pharmaceutiques, sociétés privées...
      C’est l’éternelle exploitation du corps des femmes, rien ne change madame.
      Docteur Guirette