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lundi 11 février 2013 - par admin formindep

Paris, le 17 novembre 2012

Sixièmes Rencontres du Formindep

Indépendance : des outils pour agir

Le 17 novembre 2012, le Formindep a ouvert ses forges et ses ateliers à tous ceux qui veulent s’approprier des outils pratiques pour mieux agir et résister, là où nous sommes, pour l’indépendance et l’émancipation des soignants et des usagers.
Ces Sixièmes Rencontres ont réunies plus de soixante personnes dans des ateliers de réflexions pour penser et construire autrement en toute indépendance.

La revue Prescrire ayant mis toutes ses salles à la disposition de l’association pour deux journées, la première aura permis de réaliser pleinement les Sixièmes Rencontres du Formindep quand la seconde aura accueilli l’assemblée générale.
L’entrée était ouverte à tous, sur inscription préalable et a rassemblé plus de soixante personnes.

Après l’accueil du Président, un tour de table de présentation de chaque participant a été organisé ainsi que la présentation de six ateliers proposés sur trois sessions de quatre ateliers (une session le matin et deux l’après-midi) pour permettre à chacun de participer à trois ateliers.

Répartis en fonction des souhaits personnels, et après nomination d’un rapporteur par atelier pour présenter en fin d’après-midi le résultat de leur réflexion, les six ateliers ont fonctionné de 10 h 30 à 17 h.

Cliquez sur l’atelier qui vous intéresse pour en parcourir le compte-rendu :

Sommaire


- Atelier A : Agir pour l’avenir, la transparence et l’indépendance du Formindep

- Atelier B : Initiation à l’esprit critique - Carte blanche au CorteX

- Atelier C : Agir pour la transparence de l’information

- Atelier D : Agir pour l’indépendance à l’université, en formation initiale

- Atelier E : Agir par (et avec) les médias

- Atelier F : Agir pour désaliéner les médecins


Atelier A : Agir pour l’avenir, la transparence et l’indépendance du Formindep

Suite au changement de présidence, une nouvelle gouvernance et de nouveaux projets pour un Formindep pérenne et actif dans un environnement de soins contrôlé par l’industrie deviennent nécessaire. Dans ce contexte, quelle transparence pour les responsables et membres du Formindep, jusqu’où, comment ? A travers l’expérience des déclarations d’intérêts des auteurs du site et des membres du CA du Formindep

Animateurs :
Thierry Gourgues et Philippe Masquelier, membre du bureau

Cet atelier a été directement inspiré de l’examen de la démission du Pr MOLIMARD et veut, à travers une série de réflexion sur différentes situations, permettre d’améliorer la procédure de gestion des liens d’intérêts de chacun en cherchant les failles, les éléments manquants, superflus, incomplets.
Cette réflexion d’ adhérents et de non adhérents s’est donc faite à l’aide d’un support de travail constitué de 4 situations plausibles mettant en jeu les limites de l’indépendance et de la transparence du Formindep et de ses membres.

Restitution :

- Scenario 1 : réflexion sur la dépendance financière du fonctionnement interne de l’association.
Comment y faire face ? Augmenter les cotisations, dissoudre l’association, développer une politique d’adhésion plus agressive, lancer des souscriptions, en gérant au plus près l’origine des dons, motivations de défiscalisation maintenant que l’association est reconnue d’intérêt général, utilité et intérêt d’une aide publique, d’un partenariat avec d’autres structures indépendantes (AMP)…

- Scenario 2 : réflexion sur la transparence personnelle des membres du Formindep.
La question nest pas seulement d’imaginer les conséquences d’une telle nomination mais aussi de demander si elle est envisageable. Au nom de quelles limites, de quels cadres ou quelles confiances ? Limiter l’ingérence dans la vie personnelle et privée d’un adhérent pour valider sa candidature, se contenter de sa profession de foi, réglementer et encadrer les DPI sur le modèle de celles de la HAS, définir des délais de prescriptions des conflits d’intérêts connus ou inconnus …

- Scenario 3 : réflexion sur la dépendance et la transparence financière des actions externes de l’association. Jusqu’où doit-on aller dans l’indépendance des actions de l’association ? Sur quelle base juger de la moralité de l’origine de la source des financements ? Niveau d’engagement du Formindep, responsabilisation des adhérents et des membres du CA, devoir de réserve, autant de questions restées en suspens à la veille de l’AG.

- Scenario 4 : réflexion qui renvoie à l’article de Robert MOLIMARD ("Je plaide coupable") et à la transparence des propres engagements de chacun. C’est le scénario de la charte. Autant les membres du Formindep remettent en cause leur adhésion une fois par an à travers le renouvellement de leur cotisation obligatoire, autant leur engagement parait fixé une fois pour toute par leur signature de la charte. Quelle valeur lui donner ? …

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Atelier B : Initiation à l’esprit critique - Carte blanche au CorteX

Le monde de la santé est soumis aux manipulations de tous ordres, à tous les charlatanismes, aux influences ayant pour sources d’autres intérêts que ceux des patients. Un minimum d’outillage critique semble indispensable pour garder le cap dans cette tempête d’influences, et se protéger. Première initiation à l’autodéfense intellectuelle par nos amis du CorteX, et plus si affinité...

Animateurs :
Denis Caroti, Nicolas Pinsault, Guillemette Reviron, tous membres du CorteX

Le CorteX est un collectif d’enseignement et de recherche en esprit critique et sciences. Il est né en 2010 et son but est de réunir tous les acteurs, enseignants, chercheurs, étudiants travaillant sur un sujet développant l’esprit critique, quelle que soit leur origine disciplinaire. Il s’agit d’un pont transdisciplinaire et inter-universitaire.

Méthode :
A l’aide du powerpoint suivant (format .ppt taille 7 Mo), et à partir d’exemples simples et universels, l’équipe du CorteX a tenté de donner quelques bases épistémologiques pour s’approprier des outils critiques utiles à la formation et l’information des patients comme des soignants : travail sur des affirmations scientifiques, réflexions sur des théories d’imputabilité ou des prétentions de réfutabilité, discussion sur le rasoir d’Occam (parcimonie des hypothèses ou comment choisir par l’effort le moins important n’est pas une preuve), utilité d’un curseur de vraisemblance et niveau de preuve.
Deux ateliers auront à peine suffit pour accueillir les très nombreux participants et alimenter de nombreuses discussions.

Restitution :
(commentaires du CorteX)
Les premiers débats étaient relatifs à l’intérêt d’une vulgarisation de l’épistémologie et de la démarche de recherche auprès des citoyens, étudiants et patients.
Les difficultés de mettre en place des enseignements critiques au sein des formations en médecine ont également fait l’objet de discussion.
Il en ressort que les enseignants responsables de ces formations ne semblent pas prêts à une remise en cause des connaissances qu’ils transmettent et que les étudiants sont déstabilisés par les informations contradictoires.
L’intérêt des outils scientifiques pour définir la médecine a été
également débattu.

Pour rappel, le CorteX a déjà commencé à introduire de l’esprit critique dans le milieu universitaire. En effet, l’expérience du CorteX dans les écoles de kinésithérapie montre que les étudiants sont demandeurs de tels enseignements. Une bonne partie d’entre eux choisissent même
d’analyser les prétentions de preuves de l’efficacité de certaines de leurs pratiques pour leur mémoire de master.
Par ailleurs, le CorteX pille les ressources du Formindep et en diffusera très prochainement dans les cours des étudiants en sciences. En effet, l’analyse critique du dépistage systématique du cancer du sein ou de la prostate, ou le dossier sur le cholestérol, sont tout à fait propices à l’illustration de la démarche et des outils portés par le CorteX.
Le CorteX est à la fois demandeur de matériel pédagogique rigoureux et directement enseignable (analyse critique d’un article de presse ou d’un extrait de film, une bibliographie commentée sur le conflit d’intérêt, etc...) et prêt à former professionnels et citoyens pour y parvenir.

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Atelier C : Agir pour la transparence de l’information

Atelier pratique informatique pour lequel il est souhaitable de prévoir un ordinateur pour suivre les pérégrinations fluides et rapides de l’animatrice.

Rechercher sur Internet les liens d’intérêts des professionnels de santé et autres leaders d’opinion.

Pallier les carences d’un Sunshine Act qui maintiendra voire renforcera l’opacité de l’information sur les liens entre les firmes et les professionnels de santé.

Animatrice :
Anne Chailleu, membre du Formindep

Restitution :
Anne Chailleu, avec une pédagogie et une méthode efficace, nous livre en deux coups de cuillère à pot comment l’outil Internet, bien utilisé et bien maitrisé, peut ouvrir les portes de la transparence de l’information.
Dans son Enquête en Kit que nous vous présentons ici en version .pdf interactive de 17 pages, elle détaille de manière non exhaustive mais extrêmement organisée quelques sources d’informations utiles à cette recherche.
Rechercher les liens d’intérêts des experts et des fonctionnaires ou ceux des associations de médecins et de patients devient presque un jeu d’enfant.
Chercher, et trouver, les liens d’intérêts des journalistes ou ceux des élus, accéder aux données publiques de législations, réglementations ou pharmacovigilances devient presque simples.
Munis des bons outils pour effectuer ces recherches (droits d’accès, mots clés, syntaxe, moteurs de recherche spécifiques, etc... ), l’accès à de nombreuses informations souvent opaques permet de pratiquer soi même un Sunshine Act sain et utile, dans l’intérêt général.

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Atelier D : Agir pour l’indépendance à l’université, en formation initiale

Alors que la présence à l’université est un enjeu majeur pour les firmes et le formatage des futurs professionnels de santé, alors que les enseignants universitaires, leaders d’opinion, sont un outil privilégié des firmes pour transmettre leurs influences, comment agir pour un enseignement indépendant et transparent, des formations sans firmes ni frimes, tout en limitant les risques pour soi, pour ses études, pour sa carrière.

Animateurs :
Charles Dupagne, Ariane Rixout (étudiante en médecine Paris)
Dossier préparé avec l’aide de Jessica Guibert et Alexandre Bonnabel (étudiants en médecine Grenoble)

Le premier atelier était constitué principalement d’étudiants, le deuxième d’un public plus diversifié.

Après une déclaration d’intérêt exhaustive, Charles Dupagne a présenté un état des lieux des liens d’intérêt à l’université.
- C’est un sujet qui n’est jamais abordé en cours, malgré les nombreux cours d’éthique. Malgré leur obligation de déclarer leurs liens intérêts en début de cours (code de santé publique), aucun professeur ne s’y soumet dans sa faculté (Paris 5). Certains rares professeurs le font ailleurs.
- La faculté est un lieu où l’industrie est présente, parfois de façon très rapprochée. Par exemple, dans les staff de service obligatoire avec petits fours et présentation de l’industrie ou des journées de formation obligatoire de l’interne organisées entièrement par l’industrie (exemple de Tours)

Ariane Rixout a présenté ensuite l’état d’esprit de ses camarades.
- Les étudiants se posent de manière générale peu de question sur la présence de l’industrie dans leurs études.
- Ils sont pourtant en relation constante avec une industrie bienfaitrice dès le début de leurs études. Petits fours, fascicules de formation, examens blancs à prix abordable, etc

Pour étayer ces premières réflexions, Charles présente et analyse devant les participants un cours auquel il a assisté, donné par un professeurs aux liens d’intérêt nombreux, et qui illustre bien l’ampleur du problème. Le cours était inadapté, contenait à l’évidence des diapositives d’origine industrielle, donnait une image très positive d’un médicament qui a d’ailleurs été rapidement après quasiment retiré du marché pour ses dangers importants

Comment se battre pour remédier à cette situation désastreuse ? Comment agir à la fois efficacement, durablement et sans danger pour les acteurs qui les mettront en plance ?

Des discussions et réflexions des deux ateliers consacrés à ce thème, trois types d’action ont émergés : c’est par ici, bonne lecture !

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Atelier E : Agir par (et avec) les médias

Comment communiquer avec les médias pour faire passer nos messages ? Qu’est-ce qu’un communiqué de presse (CP) ? Les erreurs à éviter... Comment agir auprès des médias pour faire passer la notion d’indépendance et de transparence de l’information en santé (loi sur la transparence de l’information) ? Comment agir pour l’indépendance et la transparence des médias, soumis eux aussi aux influences des lobbies de santé ?

Animateurs :

Catherine Sokolsky, rédactrice adjointe de la revue Que Choisir Santé

Introduction :

Catherine Sokolsky rappelle que le sujet de cet atelier est un peu à la lisière de mon travail. En effet, elle n’est pas censée communiquer avec les médias mais dans les médias. Mais elle a souvent essayé, tout comme le Formindep, de faire passer des informations qui allaient à contre-courant des idées communément admises : remise en cause de l’intérêt de certains dépistages, du traitement du cholestérol, de la vaccination contre la grippe… Se pose alors la question de la présentation d’une information « différente » de telle sorte qu’elle soit prise en compte.
En effet dans ces cas, le journaliste est un homme ou une femme comme les autres… ou presque. Les journalistes qui travaillent dans ce domaine ont de nombreuses contraintes : de temps, de place, éventuellement d’annonceurs publicitaires. Mais, les blocages sont souvent, comme chez le grand-public, d’ordre psychologique. La santé est un sujet particulièrement sensible, les professionnels de l’information ont peur de se tromper et préfèrent s’abriter derrière « l’expertise » rassurante de médecins ayant « pignon sur rue ».
Pendant longtemps, le recours préférentiel à des leaders d’opinion a rendu très difficile la remise en cause d’interventions médicales. Certes, la notion de liens d’intérêt a fait son chemin dans les médias et dans l’opinion publique mais les « mauvaises » habitudes sont loin d’avoir disparu.
D’où l’importance… et la difficulté d’accrocher l’attention des journalistes, lorsqu’on diffuse une idée nouvelle, iconoclaste, qui dérange les intérêts en place, sans être soi-même un leader d’opinion.
Est-il possible de faire avancer les idées d’indépendance vis-à-vis des laboratoires pharmaceutiques et des institutions ? Il n’y a aucune recette générale. Il serait contre-productif d’aborder ce sujet de façon théorique. En revanche, il peut être utile, dans les contacts avec les journalistes de revenir sur les déclarations passées de leaders d’opinion au sujet de traitements désormais reconnus officiellement sans intérêt. Pour bien montrer que ce type de déclarations est motivé par des liens d’intérêt et non pas par « la médecine des preuves ».
Ou encore, prendre des exemples d’indépendance en provenance de l’étranger. Pour montrer qu’un fonctionnement différent est possible.

Quelques idées pour arriver à ses fins :

- Sans pratiquer nécessairement la connivence médico-médiatique, il est utile d’avoir des contacts avec les journalistes spécialisés dans la santé.
Il est préférable de cibler ces derniers, ainsi que les journalistes économiques, en fonction des sujets. Sans oublier toute la presse médicale, sans éliminer forcément la presse qui dépend de l’industrie pharmaceutique. Toute mention de l’action du Formindep est bonne à prendre.

- Actualiser ses listes de presse.
En effet, les rédactions sont assez changeantes… L’envoi d’un CP peut être l’occasion de réactualiser ces listes lors des relances pour s’assurer que ledit communiqué est bien arrivé.

- Ne pas rater le communiqué de presse qui est un peu le nerf de la guerre.

  • Avant toute chose, il faut avoir quelque chose à dire. Rien de pire que de communiquer pour communiquer. Cette tentation peut affecter même les meilleurs. Voir exemple de communiqué « pour ne rien dire » du CISS.
  • Première règle : la concision.
    En général, il ne doit pas dépasser une page.
  • Deuxième règle : l’unicité. Il doit exposer une idée, une seule.
  • Troisième règle : la clarté. On fait comme si on s’adressait à quelqu’un qui ne sait rien ou presque. C’est le principe du message à madame Michu ou monsieur tout le monde. Valable dans tous les cas, il est d’autant plus important que les CP peuvent tomber dans les mains de journalistes « débutants » qui seront peut-être plus intéressés, moins « blasés » que les anciens. Donc, on reste simple et didactique. Ce qui est loin d’être toujours facile, quand on est soi-même professionnel de santé habitué à un certain jargon.

- Présenter un dossier de presse qui accompagne en général une conférence de presse.
C’est le développement du communiqué de presse. Ce dernier doit parfaitement résumer le dossier. Si le dossier de presse est bien entendu plus important que le CP, il doit néanmoins suivre certaines règles communes, à savoir l’unité de sujet, la concision et la clarté.

- Accepter une interwiew :
Une interview se prépare toujours !
Penser que cela va être entendu par des gens qui ne connaissent rien au sujet du communiqué : rendre la chose abordable, pas de jargon.
Se demander quoi dire en fonction du temps prévu, toujours court : prioriser les messages en se préparant à manquer de temps (si je n’ai pas le temps de tout dire , il faut au moins que j’ai dit ceci ou cela...)

Exercices

A travers quelques exemples de CP peu opérationnels, comment les rendre plus lisibles.

- CP du CISS 123 /08/12 : "L’été 2012 de la santé : n’importe quoi, n’importe comment…"
Voilà un CP qui communique pour communiquer…
Des jeux de mots, plusieurs informations : décision de l’AP d’offrir ses services à l’international ; suppression du tiers payant avec la mention « non substituable », pas d’association des usagers aux décisions…
Au total, un patchwork d’informations non hiérarchisées, des informations ponctuelles (l’AP) aux considérations générales (le déficit de l’Assurance maladie et la participation aux usagers), un CP trop long, non structuré, pas vraiment un modèle ni dans le fond ni dans la forme.

- CP du Formindep du 6/09/12 : Pour une Ecole européenne de l’expertise sanitaire
Voilà un CP qui ne met pas toutes les chances de son côté !
La forme n’est pas bonne : première phrase trop longue, renvoi du lecteur sur un autre site dès le début du CP.
Le fond est confus. Le sujet, c’est le recrutement d’experts indépendants. Le Formindep dénonce deux lacunes : l’indemnisation et la formation. Ce sont donc ces deux points qu’il faut argumenter. Pour montrer l’importance de renforcer l’expertise, il manque une comparaison entre l’argent consacré par l’industrie pharmaceutique à l’expertise et celui consacré par les agences officielles. Les exemples donnés de la puissance financière des labos ne démontre pas précisément ce point.
Voici le communiqué retravaillé et amélioré par l’atelier : ici

- CP de l’UFC-Que Choisir : L’UFC-Que Choisir met au « banc » les mutuelles étudiantes
Voilà l’exemple d’un CP correct et bien travaillé. Professionnel !
L’UFC communique sur une action. Celle-ci est présentée d’emblée.
Les différents manques des mutuelles ressorties en gras sont exposés clairement. Enfin, le CP propose des solutions pratiques et des changements dans la gestion de la sécurité sociale des étudiants.

- CP du Mouvement de désaliénation des médecins : "Vive la médecine MacDonald’s"
De cette première version, trop longue et pas assez structurée, l’atelier en a composé une seconde, plus claire et plus efficace. A vous de comparer !

Ces 2 ateliers ont été riches et animés mais trop courts, aux dires des participants !

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Atelier F : Agir pour désaliéner les médecins

En juin dernier, le "mouvement de désaliénation de la médecine" a interpellé les participants du "congrès de la médecine générale" de Nice. Des ateliers pratiques étaient organisés par MacDo et Coca Cola. Comment interpeller - éveiller ? - les participants à de tels "événements" où les vrais clients sont l’industries pharmaceutiques et autres ? Comment désaliéner en direct ? A partir du retour d’expérience des animateurs de cette action, comment renouveler de telles initiatives ? Où ? Avec qui ? Pour quels objectifs ?

Animateurs :
Jessica Guibert, Benjamin Cohadon et le mouvement de désaliénation des médecins

Rappel de l’action :

Parcourer à nouveau le compte rendu de cette journée de désaliénation

Compte-rendu à venir

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